Partager l'article ! Une bouffée d'optimisme délirant ?: "La pression du résultat. La performance et la fécondité. Savoir boire sans modération, conduire comme ...
Mamzelle C. , ou l'histoire d'une fille qui cherche un sens à sa vie
"La pression du résultat. La performance et la fécondité. Savoir boire sans modération, conduire comme un pilote, bricoler, être gaulé comme un dieu du stade, tout en restant doux, attentionné et passionné. C'est tout ça, avoir une paire de couilles" (pardonnez-mon langage trivial, je cite un garçon dont j'estime le jugement, même si j'ai de sérieux doutes sur ses goûts musicaux). Plus j'avance dans la vie, et plus je les comprend, ces garçons, dont je n'arrêtais pas de me plaindre avant, de leur manque d'allant et d'initiative, de leur incapacité à être à la fois Gerard Butler, Han Solo et un troubadour en collant adepte du partage des tâches domestiques. Peut-être aussi parce que je partage avec nombre de garçons de mon âge une certaine immaturité et une véritable obsession pour certains objets de la pop culture connotés "masculins" (oui Han Solo, on parle encore de toi).
Sans vouloir tomber dans du Zemmourisme de bas étage (non, l'homme n'a pas été émasculé par l'arrivée au pouvoir de nouvelles amazones, ne serait-ce que parce que l'actualité des jours derniers nous l'a montré, les hommes sont toujours des "séducteurs" là où nous autres sommes des salopes), il faut reconnaître que les garçons sont un peu paumés. Forcément. Un jour il faudrait qu'ils soient capables de porter notre canapé d'une seule main, tout en gardant assez de vigueur pour nous plaquer contre un mur et nous faire l'amour sauvagement (orgasme y compris), et le lendemain, partager avec nous notre enthousiasme pour Lady Gaga, tout en accrochant nos culottes défraîchies le sourire aux lèvres. Il y a de quoi devenir schizo finalement, et rien d'étonnant à celà qu'ils s'accrochent aux reliquats de leur adolescence perdue, vestiges d'un temps où, on leur foutait une relative paix avec l'idée d'être un homme. Sans parler du constant soupçon d'homosexualité qui plâne un peu partout (et dont Daria Marx parle mieux que moi ici), et qui oblige la plupart des individus mâles à avoir constamment le cul entre deux chaises, entre ce qu'étaient leurs pères (des hommes, des vrais, avec du poil et de la moustache, machos sur les bords), ce que leur offrent les magazines (des minets imberbes en slim taille 32 - pour la fécondité, on repassera), et ce que le monde attend d'eux (être un homme mais pas trop, qui fait quand même attention à lui, qui sera un roc pour tout le monde, mais qui saura aussi pleurer quand il le faut)
Je ne veux pas dire que ça y est, que nous les filles nous avons gagné la bagarre en faisant sentir aux garçons ce sentiment d'insécurité identitaire croissant. Non, parce que le jour où nous aurons vraiment gagné, alors nous pourrons rentrer à quatre heures du matin, à pied, vêtue d'une jupe courte, seule et passablement éméchée, sans même que le lendemain cette pensée fugace nous travers l'esprit : "je suis complètement inconsciente, j'aurais pu me faire violer". En fait, le jour où on pourra arborer la micro jupe avec la même confiance qu'un baggy, alors nous serons bien des amazones qui règneront sur le monde (si la première partie de ma phrase est un vrai voeu, la seconde est juste une utopie, avec son versant cauchemardesque, comme il se doit). D'ici là, je me dis que malgré tous les stéréotypes, malgré toutes les injustices dont nous sommes encore victimes, malgré les sursauts machistes des hommes qu'on croise tous les jours, il est aujourd'hui assez confortable d'être dans la peau d'une fille, aujourd'hui en France. Parce que nous avons encore des combats à mener, et que même si c'est épuisant, même si on a l'impression de se battre parfois contre des moulins à vent, je sais qu'un jour il y aura autant de filles qui boufferont du code que de garçons. Parce que nous n'avons pas à nous sentir mal à l'aise avec ce que nous sommes, et que nous pouvons nous porter les cheveux très courts ETdu vernis à ongle rose, être en pantalon un jour et en jupe le lendemain, sans que la question de notre identité et / ou de notre orientation sexuelle nous soit constamment posée. Et puis je sais pas vous, mais moi j'ai tendance à penser que pour la survie de l'espèce, les garçons devraient porter des jupes de temps à autre. Justement parce que ça les laisserait respirer, leurs couilles.
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Pendant longtemps j'ai suivi ZE FILLE, un blog énorrrrme ... que je regrette beaucoup puisqu'il semble "abandonné" ...
Over-blog me donne aujourd'hui quelques pistes qui m'ont amenée jusqu'à vous ... et à me demander, en vous lisant, si un lien ne serait pas à faire ? Ou si vous pourriez m'indiquer à quelle adresse ZE FILLE pourrait encore et toujours sévir au coin du Net ... Elle avait tellement à dire, et de façon tellement communicative, qu'il me semble improbable qu'elle se taise ...
Merci,
anne
Navrée, je ne connais pas ZE FILLE, je ne saurais pas vous indiquer où la retrouver. Mais à vous lire, ça avait l'air chouette, en tout cas ravie que ça vous ait menée jusqu'à mon modeste blog :)